(É)MOTIONS

(É)MOTIONS

KONGO MOKO 2

Fin 2016, nous avons cru bon de mettre un accent sur ce pont culturel qui existe depuis belle lurette afin de contribuer au renforcement des liens artistiques entre les soeurs jumelles, entre ces deux villes que la nature a séparées, le mastodonte de plus de 15 millions d’habitants et la coquète africaine de plus d’un million : Kinshasa et Brazzaville. Elles se regardent, se reflètent dans l’eau du fleuve qui les sépare, un couple dansant un tango imparfait, valsant au gré des mouvements sociaux, politiques, économiques. Quelques mois plus tard, en avril 2017, trois artistes-peintres de Kinshasa, un de Brazzaville, trente oeuvres exposées : Kongo Moko était née.

Kongo Moko – entendez ‘’Un seul Congo, mieux un seul peuple’’ – est la manifestation d’une volonté de tisser des passerelles artistiques et culturelles entre ces soeurs jumelles, la volonté de rejoindre cette courte liste d’activités qui enjambent les deux, où le temps d’une exposition, il n’y a plus deux Congo mais un seul Kongo, comme jadis à l’époque du royaume.

En avril 2017, trois artistes congolais – Mbela Mambueni, Wess Itshiri et Frederic Kuku- pour la première fois de leur vie ont vu, senti, marché dans les rues de Brazzaville. On aurait pu crier au sacrilège ! car comment être kinois et n’avoir jamais fait le voyage de cinq minutes que dure la traversée ? C’est cette réalité- qui autant frappe de nombreux artistes brazzavillois- que nous voulons briser. A ces trois artistes, soutenus par MALABO Arts&Culture (kinshasa), s’est ajouté le dessinateur Hilvy Soh, des Ateliers Sahm (Brazzaville), une union qui deux mois durant a permis aux aficionados, aux amateurs, aux médias, de découvrir des talents prometteurs.

A Malabo Arts&Culture, nous avons pour coutume de dire qu’il n’y a pas que les mines en République Démocratique du Congo ; on peut dire pareil pour le pétrole puisé aux larges de Pointe-Noire. Il y a aussi tous ces secteurs d’activités, visibles et invisibles, formels et informels qui contribuent, chacun à sa manière, au rayonnement d’une société. Nous croyons que les artistes, la culture sont des mines, des richesses aussi précieuses que l’or et le diamant. Ils méritent d’être mis en valeur.

(É)MOTIONS

Il faut l’écrire tel que vous le voyez et le lire comme vous le voulez. Cette seconde édition de Kongo Moko veut jouer sur vos émotions, tester votre mobilité d’esprit, titiller les mouvements à ressentir, sonder votre capacité à voyager à travers les couleurs et les expressions artistiques.

Pour cette seconde édition, nous avons opté pour cette dualité en vous proposant des artistes d’horizons divers pour vous faire voyager et provoquer ces émotions.

Motions, mouvements des personnes, voyages des sens, déplacements des choses : autour de nous tout est mouvement, l’Homme est un animal mobile, à la recherche perpétuelle d’un mieux-être. Ici on parle des mouvements de personnes, là on parle des mouvements retours des objets d’art, un peu plus loin ils parlent de trains à très grandes vitesses. Rien n’est statique.

(É)MOTIONS, cette chose indescriptible que nous ressentons devant un tableau, une sculpture, à la vue d’un amour de jeunesse, de ces enfants. Motions et émotions, mouvements physiques, mouvements psychologiques, le corps est là mais l’esprit est loin.

De Kinshasa, viendront un peintre talentueux qui a failli abandonner la peinture ; un photographe dont les clichés en noir et blanc le place parmi les photographes les plus prometteurs du pays ; un sculpteur pour qui le bois n’est pas bois, mais une matière fluide comme le fleuve. Côté Brazzaville -fait majeur car c’est une première ! – une jeune artiste, peintre, multi-talentueuse, prendra part à cette édition.

Et cette année, le pont est allé au-delà du royaume Kongo, afin de mettre en avant ce côté panafricain que nous pensons utile dans la réussite de cette belle et laborieuse entreprise. Nous sommes allés puiser dans les bords de la Lagune EbriéAbidjan– pour associer l’artiste-peintre ivoirien Jean-Wilfried Djaha, une étoile montante.

Les oeuvres qui seront présentées permettront de matérialiser de réveiller tous les sens, les sentiments que l’on perçoit quand on voyage ou se laisse voyager, quand on se laisse sortir de sa zone de confort afin d’aller embrasser d’autres sensations, d’autres saveurs. (É)MOTIONS est une manifestation des ponts et passerelles entre les peuples, cette union africaine qui demeure, à plusieurs égards, une notion encore trop politique. Avec (E)motions, nous voulons une union africaine des peuples, des arts, finalement une union africaine d’émotions.

Sardoine Mia, Brazzaville, Congo

Magloire Mpaka, Kinshasa, RD Congo

Rama Kipongo, Kinshasa, RD Congo

Tresor Kudimbana, Kinshasa, RD Congo

Jean-Wilfried Djaha, Abidjan, Côte d’Ivoire

Telechargez le catalogue (PDF)

Kongo Moko

Kongo Moko

Kongo Moko – Entendez ‘’Un seul Congo, ou un seul peuple’’ – est la manifestation d’une volonté de tisser des passerelles artistiques et culturelles entre ces sœurs jumelles, la volonté de rejoindre cette courte liste d’activités qui enjambent les deux, où le temps d’une exposition, il n’y a plus deux Congo mais un seul Kongo, comme jadis à l’époque du royaume.

En avril 2017, trois artistes congolais – Mbela Mambueni, Wess Itshiri et Frederic Kuku- pour la première fois de leur vie ont vu, senti, marché dans les rues de Brazzaville. On aurait pu crier au sacrilège ! car comment être kinois et n’avoir jamais fait le voyage de cinq minutes que dure la traversée ? C’est cette réalité- qui autant frappe de nombreux artistes brazzavillois- que nous voulons briser. A ces trois artistes, c’est ajouté le dessinateur Hilvy Soh, des Ateliers Sahm (Brazzaville), une union qui deux mois durant a permis aux aficionados, aux amateurs, aux médias, de découvrir des talents prometteurs.

(E)motions: Il faut l’écrire tel que vous le voyez et le lire comme vous le voulez. Cette seconde édition de Kongo Moko veut jouer sur vos émotions, tester votre mobilité d’esprit, titiller les mouvements à ressentir, sonder votre capacité à voyager à travers les couleurs et les expressions artistiques.Pour cette seconde édition, nous avons opté pour cette dualité en vous proposant des artistes d’horizons divers pour vous faire voyager et provoquer ces émotions.

Motions, mouvements des personnes, voyages des sens, déplacements des choses : autour de nous tout est mouvement, l’Homme est un animal mobile, à la recherche d’un mieux etre quelque chose ; ici on parle des mouvements de personnes ; là on parle des mouvements retours des objets d’art, un peu plus loin ils parlent de trains à très grandes vitesses. Rien n’est statique. (E)motions, cette chose indescriptible que nous ressentons devant un tableau, une sculpture, à la vue d’un amour de jeunesse, de ces enfants. Motions et émotions, mouvements physiques, mouvements psychologiques, le corps est là mais l’esprit est loin.

De Kinshasa, viendront un peintre talentueux qui a failli abandonné la peinture ; un photographe dont les clichés en noir et blanc le place parmi les photographes prometteurs congolais ; un sculpteur pour qui le bois n’est pas bois, mais une matière fluide comme le fleuve. Côté Brazzaville, deux artistes prendront part à cette édition.Et cette année, le pont est allé au-delà du royaume Kongo, afin de mettre en avant ce côté panafricain que nous pensons utile dans la réussite de cette belle et laborieuse entreprise. Nous sommes allés puiser dans les bords de la Lagune Ebrié Abidjan– pour associer l’artiste-peintre ivoirien Jean-Wilfried Djaha. Les œuvres qui seront présentées permettront de matérialiser de réveiller tous les sens, les sentiments que l’on perçoit quand on voyage ou se laisse voyager, quand on se laisse sortir de sa zone de confort afin d’aller embrasser d’autres sensations, d’autres saveurs. (E)motions est une manifestation des ponts et passerelles entre les peuples, cette union africaine qui demeure, à plusieurs égards, une notion encore trop politique. Avec (E)motions, nous voulons une union africaine des peuples.

Vernissage: Jeudi 26 septembre 2019

Nous vous fournirons de plus amples détails dans les semaines à venir.

L’Art, un diamant congolais à polir

L’Art, un diamant congolais à polir

Pour la seconde édition d’une des dernières nées de la scène artistique africaine, la Douala Art Fair qui ouvre ces portes ce vendredi 31 mai, 14 artistes de la République Démocratique du Congo ont été retenus pour y participer. En ajoutant le talentueux artiste invité, Steve Bandoma, c’est une armée de 15 Congolais, en majorité âgés de moins de 40 ans, qui vont, via photos, peintures et autres créations, rappeler au monde entier que la RDC demeure un berceau de créativité et de génie artistique.  Ils représenteront le pays de Papa Wemba, Alfred Liyolo, et Bodys Isez Kingelez, à Bessenguè, quartier animé de Douala, où se tiendra l’évènement jusqu’au 2 juin 2019.

A Kinshasa, cet évènement- la sélection d’autant d’artistes- passera évidemment inaperçu. Il y a longtemps que l’art n’apparaît plus sur les radars des gouvernements successifs ; Le Congolais lambda, stressé par une crise économique qui n’a que trop duré, n’a que faire des belles toiles. Les artistes aussi ressentent la crise : certains ne seront qu’à Douala via leurs œuvres.

De Dakar à Addis-Ababa, de Marrakech à Johannesburg en passant par Lagos, Kinshasa est, selon le critère, à l’image de nombreuses villes africaine : point de galerie d’art ; des écoles d’art en déphasage avec l’évolution actuelle ; des initiatives privées qui poussent ça et là ; l’omniprésence des centres culturel occidentaux ; un marché local inexistant ou embryonnaire ; une poignée de jeunes talents qui font un buzz à internationale.

Une grande nation, un grand peuple c’est d’abord la culture, les arts, l’histoire commune, cet imaginaire partagé, ce « soft power » qu’Américains, Brésiliens, Nigérians, par exemple, ont réussi à imposer à travers leurs séries télévisées et leur musique. La musique demeure le principal emblème de la culture congolaise.

Au-delà de la musique, il y a toute une génération qui font ou feront la fierté du pays de Lumumba : Le sculpteur Freddy Tsimba, les peintres JP Mika et Eddy Kamangua ; le photographe multidisciplinaire Sami Baloji tient la barre alors que côté femme la relève est assurée par les photographes Anastasie Langu, Ley Uwera et Esther Nsapu. Côté initiative privé, l’artiste Vitshois Mwilambwe a ouvert un incubateur, Kinshasa Art Studio, et le Festival du Rire de Kinshasa, organisé par Ados Ndombasi, continue son petit bout de chemin.

Au-delà de ces exemples, quelle est la politique culturelle de la République Démocratique du Congo aujourd’hui ? Quelle stratégie artistique sur le moyen et long terme ?

Selon l’UNESCO, le pays s’est doté en 2013 d’une Déclaration de Politique Culturelle. C’est un premier pas peut-on dire! Mais cette déclaration doit accoucher d’une politique approuvée qui se traduira via une stratégie opérationnelle d’actions et de mesures précises en phase avec l’écosystème nationale et international actuel.

Une stratégie culturelle devrait prévoir, entres autres, la modernisation de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, l’Institut National des Arts et tous ces lieux d’apprentissage, tant à Kinshasa que dans les autres provinces ; la restauration de tous les musées nationaux ; la participation aux grandes rencontres artistiques et culturelles internationales telles que la Biennale de Venise; des mesures réciproques entre états pour faciliter la circulation des artistes- pour les artistes se rendant à Douala, chacun devra débourser $195 pour le visa camerounais !; l’application effective du Protocole additionnel de Florence sur l’importation des biens culturels, protocole auquel le pays a adhéré; l’accompagnement des entreprises et acteurs opérant dans les divers domaines. Pour la nouvelle gouvernance qui s’annonce, la finalisation du nouveau musée national et l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine mondial de l’UNESCO seraient salutaires.

A titre  d’exemple: en 2017, le gouvernement avait payé pour la participation d’une délégation congolaise aux Jeux de la Francophonie tenus à Abidjan. L’Etat fait ce qu’il peut. L’Etat peut faire plus. Les défis sont nombreux, les artistes et opérateurs culturels n’attendent pas un miracle. Ils souhaitent simplement que les autorités démultiplient leurs engagements pour permettre aux artistes de se valoriser.

15 artistes !! Si on considère que la Foire de Douala équivaut à des jeux olympiques artistiques, pourquoi l’Etat n’aiderait pas ces artistes à voyager, pourquoi ne soutiendrait-il pas leurs frais de participation, comme il le fait pour les « vrais » Jeux Olympiques ? L’Etat la fait pour Abidjan, il peut le faire pour Douala et d’autres. De nombreux artistes, faute de moyens, ne seront pas physiquement à Douala.

De même que le pays a une politique pour le secteur minier, pour lutter contre les maladies, pour lutter contre la pauvreté, pour promouvoir l’entrepreneuriat, l’Etat congolais doit investir dans son industrie culturelle car le « soft power » et le « hard power » vont de pair. Et aussi parce que l’art et la culture sont bien plus éternels que les diamants et l’or.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Diamonds and Pearls

Diamonds and Pearls

Amid more pressing, basic human needs, arts are not the first thing that comes to mind for the millions of Congolese from the Democratic Republic of Congo. While some can say the country has “bigger” things to deal with, we say that arts and culture are one of those “bigger things”. We believe that arts and culture can’t wait for peace, prosperity and for all the stars to be lined up to claim its place in the Congolese society. While others are working on peace and development, we are working on telling the story of this land blessed with talent. While others are getting their hands dirty extracting diamonds and coltan, our hands are dirty from all their oil and acrylic used to paint inspired pieces.

It’s been said that the Democratic Republic of Congo, a country the size of Western Europe that has given us musical greats like Papa Wemba and events like the “Rumble in the Jungle”, is a “geological scandal”: It’s rich in rare-earth minerals, minerals that are used in the terminal that I am using to type this, that you are using to read this text. Across this vast land, titanium, copper, diamonds and many others are awash. So while major corporations are scrambling for these gems, we at Malabo have been digging for other kinds of gem. We believe that people are the real gems, and among this land of some 80 million souls, there is a particular gem that we are looking for: we call them artists.

MALABO started in 2012 to “promote DR Congo’s best gems: its artists”. We work to assist, support Congolese artists- painters to be exact- in making a living of their talent, work with them to establish successful international careers.  We aim to be the main actor on the painting scene in Kinshasa, while staying open to all other kinds of artistic expressions.

The country is awash with artists in the largest sense of the word: raw, pure talent at every corner. Whether in the hustle and bustle of Kinshasa, or in green, cheese-making [yes they make cheese] hills of North Kivu, or in the sleepy heat of Lubumbashi, we dare to say that the country is also an “artistic scandal”. An active cultural strategy would generate millions of dollars for its artists and the country.

When we started in 2012, we were involved in music, mainly working with musical giant Papa Wemba until his death in April 2016. In April 2015, we bought our first painting, an acrylic on canvas by young Congolese artist Mbela Mambueni. Several weeks later we signed him to a partnership agreement. A few months later, we fell upon another “piece of gold”, Frederic Kuku, and then stumbled onto a third “diamond”, Wess Itshiri. All three are below 30 years of age, all graduates of the Academie des Beaux-Arts de Kinshasa, a once prestigious school that once attracted students all over Africa that has lost its luster. Kuku, Mambueni and Wess paint. We do the rest. In October 2016, Kuku and Mbela participated in the Salon de l’art africain, a new kid on the block in terms of art events in Paris.

2017 was an eventful year. In March, Kuku, Mbela and Wess showcased their talent in neighboring Brazzaville with “Kongo moko” [One Congo], our first show of the year.  While “Kongo moko” was ongoing, back across the river in Kinshasa, Kuku, 22 years old, opened on 20 April his first solo show, showing 60 paintings. In October, after weeks of exchanges with an art-loving baker, five paintings by Wess were on display at Colson bakery in Brooklyn. We enjoyed this opportunity because we believe that arts shouldn’t only be in museums and galleries.

We wrapped up the year with another return to Brazzaville, this time with an artist who is not yet part of our team, Doudou Mbemba. The exhibit of 20 oil on canvas paintings ends next week on 7 January.

And in between all these events, we met people, we gained new clients and friends, we traveled, we learned a lot.

We would like to express our gratitude and appreciation, to all those, near and far, who have supported us by buying paintings, by sharing ideas and thoughts on how to improve this endeavor so that we can establish ourselves as a central actor for Congolese artists and branch out to reach other African artists. We hope that you had a successful 2017 and that 2018 will be even more successful. To those for whom 2017 was a hard year, rest assured that your sun will shine brighter in 2018.

For us at MALABO, 2018 is promising to be a busy year during which we will take bolder steps to ensure that the flag of our three artists- and Congolese artists in general- flies high. So watch this train: next stop March 2018.

Happy New year to all, best wishes to you and your loved ones.

> Read a French version of the article.

Doudou Mbemba Presents LIBANDA

Doudou Mbemba Presents LIBANDA

Two years after his last exhibition, Kinshasa-based artist Doudou Mbemba opened “Libanda” in neighboring Brazzaville. In Lingala, one of the most popular langugages in both countries, “Libanda” means outside/exterior. Throughout the 20 paintings that make up this exhibit, the artist is confronting the duality of the inside and the outside, what we see and what we let people see; the yin and the yang, what the eytes see, and what the minds sees.

Link to Catalogue: https://issuu.com/malabo-artsculture/docs/reduced_20catalogue_20expo_20liband

Exhibition Contact: 

MALABO Group Brazzaville: Tel: +242 068511919, jamayunga@themalabogroup.com

Doudou Mbemba featured in the magazine Jeune Afrique:

http://www.jeuneafrique.com/mag/459364/culture/rdc-douze-mbemba-reve-dexposer-ses-toiles-a-boma-et-a-bandal/